Coronavirus – Journal de confinement – Jour 10

Déjà le dixième jour de ce confinement . Les journées passent et se ressemblent. Mon humeur, elle, est plutot variable, imprévisible. Un jour, je suis de bonne humeur, la journée passe relativement vite, je trouve de quoi m’occuper, … Et le lendemain, je tourne en rond, je me traîne, et je tire la tronche du matin au soir.

En temps normal, hors confinement et coronavirus je veux dire, je suis assez partisane de prendre du temps “pour ne rien faire”, pour laisser de la place au vide. Je suis même contente d’avoir du temps entre 16h (la fin de ma journée de travail) et 19h (la fin de la journée de travail de la majorité des gens dans mon entourage) pour avoir du temps pour ce “rien” dans ma vie. J’ai une bulle de trois heures cinq jours par semaine où je peux être seule, et faire ce que j’ai envie, et parfois, rien. Juste le vide, glander, m’ennuyer. Je crois que c’est sain. En tout cas, je pense que vouloir combler chaque minute de son temps à faire quelque chose de productif par exemple, ça ne l’est pas. Sain, je veux dire.

Mais là … Là ! Là, c’est pas pareil. Autant avoir trois heures pour moi chaque jour, ça me comble de plaisir, autant n’avoir rien que je doive faire, de toute la journée, depuis déjà 10 jours, et encore au moins 10 de plus, ça commence doucement à me peser. Je sais que je peux faire mille et unes choses pour remplir mon temps, j’ai du temps pour chiller, créer, tenir mon appartement, me reposer, prendre soin de moi, cuisiner, marcher, … Mais je n’ai pas d’obectif en soi. Je ne me lève pas le matin en me disant “aujourd’hui, je dois faire telle ou telle chose”. Enfin si, je le fais, mais en vrai, je n’ai aucune échéance, aucun obligation, et du coup, pas beaucoup de motivation. Tout ce que je fais, je le fais pour combler, pas parce que je dois, ou que je veux. Et finalement, si au début de cette période, je me suis dit “Cool, je vais pouvoir fair ce que je veux, quand je veux”, bah finalement c’est pas tellement le feu. D’autant plus que, même si j’aime mes moments seules après le travail, et même si je vous ai dit récemment que j’aimais pas toujours les gens, je crois que définitivement, je syuis quand même un humain de contact. pas de que je sois la plus sociale ou que j’ai des centaines d’amis, ou que je sois une super teuffeuse en temps normal, au contraire, mais quand même, être seule toute la journée, je le vis qu’à moitié bien …

Voilà, on est sur un mood un peu moins positif que ce que j’ai partagé hier, mais c’est aussi ça la vie hein ! Good mood et bad mood se suivent, et ici, c’est chez moi, mon espace, et j’ai décidé que je pouvais y dire ce que je voulais, que ce soit positif ou non.

Ah, et aussi, j’ai naïvement pensé que ce confinement, synonyme de no make up, ferait du bien à ma peau, hé ben néni ! Les boutons ont décidé de m’accompagner pour ces jours solos. Je suis ravie !!

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