Coronavirus – Journal de confinement – Jour 19

Je trouve que cette période de confinement, déjà bien avancée (enfin, tout dépend de jusqu’à quand ça va durer ?!?), invite vraiment à se questionner voir à se remettre en qestion niveau consommation. Niveau sur-consommation même.

A l’ère où on a accès à tout en quelques clics, où quelques secondes suffisent pour s’acheter tout et n’importe quoi sans même devoir faire un pas, où tout est à portée de main et ce à toutes les heures du jour et de la nuit, où entre les e-shops, Uber Eats, les drive des supermarchés, Paypal et le paiement sans contact, Instagram, Tiktok et les autres, à l’heure où (ok, moyennant un peu de thune et une connexion internet), on peut se procurer les choses les plus indispensables comme les plus inutiles, le tout en restant bien calé dans son canap’, ce confinement vient un peu mettre tout ça en réflexion. Enfin, dans ma tête en tout cas.

Bon, la première chose, c’est que tout ça reste plus ou moins accessible dans cette période, mais que quand on est forcés de rester chez soi, de faire son shopping en ligne, et qu’on n’a plus le choix que de ne pas se bouger pour le faire, ça perd toute sa saveur. En ce qui me concerne, je n’ai strictement rien acheté en ligne depuis un mois, ça ne me manque pas, ça ne me fait même pas envie tant je préfèrerais faire le tour de la ville à cloche pied pour acheter ce dont j’ai besoin  envie.

Et ensuite, et c’est plutôt là le point de ma réflexion, cette période me fait vraiment réaliser que je n’ai besoin de rien de plus que ce que j’ai déjà. En dehors de la nourriture et de quelques produits de soin et d’hygiène de base, il n’y a rien que je doive acheter pour vivre. Bien sûr, j’ai déjà beaucoup de choses en ma possession : de quoi me vêtir, un toit sur la tête (bon, en vrai, ça je le possède pas), une connexion internet et quelques bricoles pour m’occuper les mains et l’esprit. Ajoutez y une bonne dose d’amour quotidienne, et je suis largement comblée. Il ne me manque réellement que quelques heures d’air frais, de lumière naturelle et de déplacement via mes propres pattes pour pouvoir dire que je mène une vie somme toute assez parfaite.

Voilà la leçon que je retirerai de ce confinement : je ne veux plus acheter en permanence, je ne veux plus être dans ce mode “je veux tout et tout de suite”, je veux revoir ma manière de consommer, remettre en question cette immédiateté qu’on connait trop, cette avidité à posséder toujours plus de choses, et aussi, revoir la qualité de ce que je finirai pas décider d’acheter (ou non).

Ah et aussi, j’aimerais en retirer aussi que quand même, le sport, ça fait du bien au corps et à l’esprit, mieux que de s’acheter des trucs, et que donc, faut que je continue ça après aussi.

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